Principales priorités

Comme l’Étude des Nations Unies sur la violence à l’encontre des enfants l’a mis en évidence, aucune forme de violence visant les enfants ne peut être justifiée et tout acte de violence peut être évité. Les recommandations de l’Étude des Nations Unies reposent sur un socle solide de normes en matière des droits de l’homme, issues de la Convention relative aux droits de l’enfant et de ses protocoles facultatifs, de même que d’autres normes internationales sur les droits de l’enfant. Afin de mieux asseoir le droit des enfants de vivre sans violence dans les droits de l’homme, la Représentante spéciale a lancé, aux côtés d’autres partenaires des Nations Unies, une campagne mondiale en faveur de la ratification universelle du Protocole facultatif concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, de celui concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés et, depuis son adoption en décembre 2011, du Protocole facultatif établissant une procédure de présentation de communications.

Les recommandations formulées dans l’Étude des Nations Unies donnent le cap à suivre pour accélérer et surveiller les progrès accomplis dans la prévention de la violence et dans la lutte contre celle-ci. Compte tenu de leur urgence particulière, pour trois de ces recommandations, des objectifs assortis d’échéances ont été définis. Dans l’assistance qu’elle prête aux efforts menés pour réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la Représentante spéciale y accorde par conséquent une attention spéciale.

Les trois objectifs sont les suivants 
:

  1.  élaborer dans chaque État une stratégie nationale globale visant à prévenir et combattre toutes les formes de violence, qui soit intégrée dans le processus de planification nationale, coordonnée par une personne référente de haut niveau ayant des responsabilités de premier plan dans ce domaine, à la réalisation de laquelle soient allouées des ressources humaines et financières suffisantes, et qui fasse l’objet d’une évaluation rigoureuse;
  2. adopter une législation interdisant expressément toute forme de violence à l’égard des enfants, quel que soit le contexte;
  3. développer un système national de collecte, d’analyse et de diffusion des données et promouvoir un programme de recherche sur la violence à l’égard des enfants.

La Représentante spéciale a aussi pour priorités de favoriser une véritable participation des enfants en toute sécurité ainsi qu’une démarche tenant compte de la problématique hommes-femmes.

Après avoir mené campagne pour que l’élimination de la violence à l’égard des enfants devienne une des cibles du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et constitue un sujet de préoccupation transversal, la Représentante spéciale accorde désormais une attention prioritaire aux efforts tendant à réaliser ledit Programme aux niveaux mondial, régional et national.

Pour accélérer les progrès vers l’élimination de toutes les formes de violence, comme le prévoit la cible 16.2, en mars 2016, la Représentante spéciale a lancé, en collaboration avec de nombreux partenaires, l’initiative "Il est grand temps de mettre fin à la violence à l’encontre des enfants" . Cette initiative vise à faire cesser la violence dont les enfants sont victimes grâce au pouvoir de transformation que représentent l’engagement et l’action des États, la participation des organisations et des populations, et le temps et les talents que tout un chacun peut offrir. Elle promeut une culture de respect des droits de l’enfant en vue de combler l’écart qui sépare la réalité sur le terrain des normes internationales, d’élargir les cercles de non-violence dans la vie des enfants, et de favoriser une mobilisation plus large et plus soutenue des personnalités de toutes les sphères de la société pour un monde exempt de violence. 

Sur le portail de l’initiative figurent des informations et des ressources destinées à accompagner les efforts déployés à l’échelle mondiale pour mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des enfants, y compris sur les législations nationales et les cadres politiques en place pour prévenir et combattre cette violence, sur des analyses de données permettant de suivre les progrès accomplis et sur des mécanismes adaptés conçus pour venir en aide aux enfants victimes de violence. 

En adhérant à l’initiative, les gouvernements, les organisations, les institutions et les particuliers s’engagent à prendre des mesures très concrètes pour prévenir et combattre la violence visant les enfants. Des figures influentes, des personnalités de talent et des champions mondiaux des droits de l’enfant, participant en tant que « Time Raisers », mettent leur temps et leurs qualités au service des enfants, en vue de les libérer de la violence. Les gouvernements, les organisations et institutions, qui s’associent en tant que « Time Keepers », mobilisent leurs réseaux et leur base. Les particuliers et les groupes qui répondent à un besoin particulier participent quant à eux en tant que « Time Givers ».

En 2017, la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Santos Pais, a publié « Celebrating Childhood : a journey to end violence agrainât chaldéen » (Célébrer l’enfance : vers la fin de la violence à l’égard des enfants), où des acteurs de premier plan de différents âges et milieux livrent des témoignages édifiants sur leur engagement en faveur d’un monde où tous les enfants puissent vivre sans peur et sans violence.

 

National Policies

Legislation

Data 

Violence related SDGs including Target 16.2