Objectif 13: Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions

Progrès vers l'objectif de développement durable 13

 

Malgré les problèmes causés par la pandémie de COVID-19, les données préliminaires montrent que les concentrations atmosphériques mondiales des principaux gaz à effet de serre ont continué d’augmenter en 2020 malgré la diminution temporaire des émissions entraînée par les mesures prises pour lutter contre la pandémie. Les six années allant de 2015 à 2020 sont probablement les plus chaudes jamais enregistrées. De nombreux objectifs ont peu de chance d’être réalisés du fait des changements climatiques. Pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C audessus des niveaux préindustriels, conformément à l’Accord de Paris, il faudrait parvenir à des émissions nettes de dioxyde de carbone nulles d’ici à 2050 environ. 

En avril 2020, 118 pays et territoires avaient élaboré et adopté des stratégies nationales ou locales de réduction des risques de catastrophe, soit une augmentation par rapport aux 48 pays et territoires qui l’avaient fait au cours de la première année d’application du Cadre de Sendai. 

Au 31 décembre 2020, 190 parties (189 pays et territoires ainsi que l’Union européenne) avaient communiqué leur première contribution déterminée au niveau national à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, dont 44 étaient des pays moins avancés et 40 des petits États insulaires en développement. Quarante-huit autres pays et territoires, dont un parmi les pays les moins avancés et cinq parmi les petits États insulaires en développement, ont également communiqué leur deuxième contribution ou une mise à jour de celle-ci. Sur ces 48 pays et territoires, 39 ont inclus des informations concernant l’adaptation aux changements climatiques. Les contributions déterminées au niveau national montrent que les pays et les territoires définissent des objectifs et des indicateurs plus quantifiés s’agissant de l’adaptation et font le lien entre l’adaptation, les objectifs et d’autres cadres. 

Au 31 mars 2021, sur 154 pays en développement, 125 s’étaient employés à mettre sur pied des plans nationaux d’adaptation, dont la formulation et la mise en œuvre avaient été placées au premier plan de leurs efforts d’adaptation. En outre, parmi les pays les moins avancés, six pays, dont trois petits États insulaires en développement, et quatre autres petits États insulaires en développement avaient mené à bien l’exécution de leur plan national d’adaptation. Certains pays les moins avancés ayant élaboré des projets de plans nationaux d’adaptation sont en passe de les achever et de les présenter, de sorte que tous les pays les moins avancés disposeront de plans nationaux d’adaptation d’ici 2021. 

Selon les scientifiques, il faudrait réduire les émissions mondiales de 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d’ici à 2030 pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas les niveaux préindustriels de plus de 1,5 °C. En 2019, les émissions des pays développés étaient inférieures d’environ 6,2 % à celles de 2010, tandis que les émissions de 70 pays en développement avaient augmenté de 14,4 % en 2014. 145. Le montant du financement mondial que les États parties figurant à l’annexe I de la Convention-cadre sur les changements climatiques ont déclaré avoir versé continue d’augmenter, ayant atteint une moyenne annuelle de 48,7 milliards de dollars pour la période 2017-2018. Cela représente une augmentation de 10 % par rapport à 2015-2016. Alors qu’en 2017 et 2018, plus de la moitié de l’ensemble de cette aide avait financé des mesures d’atténuation, la part consacrée à l’appui à l’adaptation ne cesse d’augmenter, de nombreux pays et territoires donateurs en ayant fait une priorité. 

 

 

Actions des pays pour prévenir et éliminer la violence à l'égard des enfants afin d'atteindre les ODDment durable 13: Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions

 

Madagascar

2021 Examen National Volontaire

La situation environnementale qui prévaut à Madagascar (notamment marquée par des chocs météorologiques récurrents, comme les sécheresses) a des répercussions sur les enfants, qui doivent souvent travailler, en particulier dans les régions du sud. Quelque 50 % des enfants âgés de 5 à 17 ans exécutent une forme ou une autre de travail, ce qui les prive de scolarisation, avec des conséquences néfastes sur leur développement mental, physique et social.

 

Îles Marshall

2021 National Voluntary Review

Le Comité Tile Til Eo supervise l’action menée dans les Îles Marshall face aux changements climatiques et au titre de la réduction des risques liés au climat et aux catastrophes. Les activités exécutées le sont par des groupes de travail et des équipes spéciales, selon le cas. Les groupes de travail sur l’atténuation et l’adaptation prennent en compte les enjeux propres aux femmes, à la problématique femmes-hommes, aux droits de la personne, au renforcement des capacités, au financement de l’action climatique, ainsi qu’aux jeunes et aux enfants. Le Comité fournit des directives et des conseils en matière de planification des politiques et d’activités menées au niveau national, aux fins de la mise en œuvre de la Stratégie climatique nationale 2050.

 

Tunisie

2021 Examen National Volontaire

Dans le rapport établi au sujet de son examen national volontaire, le Gouvernement tunisien a mis en relief l’importance de l’éducation aux enjeux environnementaux, qui a notamment pris la forme de la création de clubs environnementaux qui ont ciblé 13 000 enfants.